Souvenirs d'ateliers Des petits tableaux réalisés par des grandes et des petites mains !
Un éclat de la diversité des textures créées au fur et à mesure !
éde faire, libre avec le support, libre avec les outils !!!
Afin de renforcer son projet, l’association et les artistes qui la soutiennent depuis sa création, ont réalisé une collection d’oeuvres retraçant vingt années de graffiti, montrant ainsi la diversité, la richesse des expressions et des techniques qui y sont liées. En savoir plus >>
Message reçu ... Définir nos expressions permet à chacun de participer aux débats qu'elles suscitent, de s'approprier des savoirs, d'évoluer, de ne pas rester seulement dans la confrontation ... Après consultation auprès de taggeurs, de graffeurs, d'artistes aérosols ... nous vous livrons notre définition du calligraphe urbain !
"Le calligraphe urbain a l'audace et la spontanéité du taggeur, la rectitude et la rigueur du calligraphe asiatique, le sens de la douceur et de la précision de l'oriental.
Ses créations explorent les formes tout en étant sensibles au chemin parcouru par chaque culture.
La pratique du calligraphe urbain s'enrichit des textures, des outils, des concepts et de la technologie de notre époque.
Même si le vide peut être un terrain d'entraînement, son outil de prédilection est la bombe aérosol car elle permet de consacrer un maximum de temps à la création pure ...
N’hésitez pas à lire entièrement la définition du "calligraphe urbain" à la rubrique Lexique hip-hop
Les origines, les influences culturelles et artistiques, les précurseurs :
Le graffiti(1) n’est certes pas une expression nouvelle et sa matérialité, en quelque sorte, naît de la rencontre de l’événement et du sujet porteur de pulsions, acte de la pulsion anarchique qui apparaît déjà dans les traces laissées par l’archéologie antique.
C’est-à-dire que cette forme d’expression renvoie aux instincts primaires de l’homme(2), instincts qu’ont abondamment recherché les Surréalistes sur fond historique de recours aux civilisations primitives depuis la découverte d’Altamira (en Espagne, dans la province de Santander : grottes préhistoriques ornées de peintures rupestres, découvertes en 1879, datées du magdalénien moyen) jusqu’à l’arrivée de L’Art Nègre dans la première décennie du XX° siècle et du Mouvement Muraliste, qui ont exploré le Primitivisme.
Mais les mouvements de l’art font entrer ce processus de “dégradation” à part entière (“sgraffignare” signifiant “escamoter” en italien) dans le champ de la création artistique. Aussi la recherche scientifique d’une entrée dans l’histoire de la création artistique du XX°siècle trouve-t-elle un légitime fondement ; ceci nous renvoie également aux écritures automatiques pour l’appariton du tag, qui n’est qu’une signature rapidement posée sur n’importe quel support.
De la même façon, on peut trouver une origine à l’esthétique en “brake” (écritures scandées du mouvement hip-hop) ailleurs que dans le “cut up” (inventé par l’écrivain américain William Burroughs : en coupant des textes imprimés, s’aidant du hasard, on recompose des nouveaux issus des bribes de l’ancien), dans l’écriture de Gertrude Stein (femme de lettres américaine, vivant en France, a influencé les romanciers de la “génération perdue”), avec la figuration des peintres futuristes et notamment à travers l’exemple bien connu du “Nu descendant l’escalier” de Marcel Duchamp (1912).
(1) Graffiti : mot italien signifiant "dessin gravé", vient du verbe italien ”graffiare” qui veut dire graver.
(2) “Le livre du graffiti” D. Riout, D. Gurdujian, J. P. Leroux, Paris éditions alternatives, 1990.
Les Surréalistes quelques peu héritiers du “Mouvement Dada” publient l’oeuvre de Brassaï sur les graffitis, dans “Minotaure”, célèbre revue d’art autour des années 1920, offrant l’intérêt, la valeur esthétique des graffitis, tout comme Dubuffet :
“J’aimais cette fraîcheur, cette recherche continuelle de nouvelles choses, en dehors de l’art officiel. J’ai contribué moi aussi au mouvement, les graffitis. C’était ma découverte, mon invention. Les premières images, accompagnées d’un de mes textes avec un titre d’Eluard “Du mur des cavernes au mur d’usine”, sont parues dans “Minotaure”. Mais je n’aimais pas leur romantisme. J’ai appris chez Goethe à vaincre les idées romantiques, à rechercher le merveilleux dans les choses les plus banales. Etre étonné avec le banal et non pas avec l’étonnant ! c’est cela qui est important !”(1).
Les figurations de Paul Klee et de Jean Dubuffet, postérieures, s’inscrivent dans cet esprit et ce qui explose à la fin du XX° siècle, par le vecteur de la révolte, c’est aussi une continuité de l’explosion des années 1910.
Tout n’appartient certes pas au champ des inventions des années ”10”, mais l’essentiel est là. Les techniques de bombages, qui peuvent être celles du tag viennent du métro new-yorkais et arrivent théoriquement en Europe en 1984 par la publication d’un livre-album intitulé “Subway Art”(2).
A partir de là, les techniques au pochoir peuvent entrer dans l’acte rapide de peindre : un coup de bombe sur un pochoir et le mur est peint ... et c’est l’image d’Arthur Rimbaud qui est la plus représentée par cette technique ... La nouvelle liberté et la libération de la peinture, tant par ses supports reconnus que par les expressions de ruptures par lesquelles on ne craint plus ni le beau ni le laid, ni le lisible ni l’illisible, entraînent la combinaison d’écritures qui expriment un mouvement de révolte à valeur de message, mais aussi des compositions de plus en plus grandes pour des temps d’exécution restreints puisque codifiés avant intervention.
Nous en arrivons aux “picturo-graffitis” qui sont de véritables murs peints à réelle valeur artistique. Il faut remarquer que des artistes graffitis célèbres comme Jean-Michel Basquiat, Futura 2000, commencent leur carrière par des peintures de rue.
Le mouvement est parallèle autant aux U. S. A. qu’en France et la rencontre des années 1980 de ces tendances picturales qui ont des origines différentes, des mythes fondateurs venus de tous les coins de la planète, ont aussi ce tronc commun extrêmement puissant de la culture occidentale du XX° siècle depuis les nouveautés des années 1910.
(1) Brassaï, écrivain et photographe, “entretiens radiophoniques avec Roger Grenier, en 1964, dans la série Entretiens sur France Culture”, Télérama du 22 au 28/04/00, N° 2623.
(2) “Subway Art” Henry Chalfant et Martha Cooper, Londres, éditions Thames et Hudson, LTD 1984.
L'apport de connaissances et les différences qu'il y a dans chacun de nous invitent à construire ensemble des réponses que nous vous livrons ici.
Auteur : Lionel
Le 3 Janvier 2007
Nos fresques sont le prolongement de nos identités.
Elles n'ont pas besoin de plaire, de reconnaissance pour exister, elles n'ont pas besoin de diplômes ni de maîtres pour exister (j'exprime tant que je respire !) juste un besoin éffréné de vivre sur des surfaces inertes qui délimitent la propriété, le pouvoir de possession malhonnête qui ne cesse pourtant de s'amplifier, comme un moteur d'ascension économique et de reconnaissance sociale, tellement que beaucoup veulent posséder la bonne couleur de peau, la bonne culture, le bon prénom ...
Beaucoup croient, en opérant ces changements, en se déracinant, qu'ils s'ouvrent les portes du paradis terrestre, du travail, des boites de nuit ... pensent-ils !!!
Quel enfer de croire que de changer d'identité, par soumission, peut éviter la misère et ne pas l'engendrer.
Ces espaces de couleurs, de conscience, se réduisent et entrainent dans leur éloignement la possibilité de s'enrichir grâce et par la différence des femmes et des hommes. Des signes tels que le réchauffement de la planète, le manque d'eau, les guerres ... observe autour de chez toi et dans ton histoire, si tu ne fais pas de tes ancêtres des héros, tu trouveras de quoi prolonger cette liste ! et tu comprendras le besoin, pour beaucoup, d'exprimer leur colère, leur amour, car la liste est trop longue !
Des idées remplies de vices telles que : "nous sommes trop nombreux sur cette terre !", "nous sommes plus évolués, plus civilisés, plus riches !" sont en train de nous envahir dans notre quotidien, commes des vérités qui désignent l'autre ou nous qui écrivons sur les murs, comme les responsables, les hommes, les femmes à abattre, à expulser ... Regarde la télé, tu trouveras pas mal d'exemples de propagande, de distorsions et pas seulement dans les films.
Résumons, alors cela commence par la possession malhonnête, quelquechose à défendre à tout prix, il ne vous manque plus qu'à désigner un ennemi pour justifier le droit de posséder et d'exterminer le corps étranger.
Pour être plus clair, nous qui habitons dans ce monde qu'on appelle Occident, nous nous posons beaucoup de questions sur la crédibilité de l'idéal de vie qui nous est proposé pour exister.
Alors, qu'est-ce que l'Occident refuse de partager pour vouloir que ses peuples se nationalisent et cherchent le conflit ? à un point que le mot "race" revient comme une certitude de notre différence humaine ? ignorant et hypocrite de ne pas voir pulluler ces croix gamées, les messages de haine, les affiches à l'esprit pornographique insistant et incitant à consommer (si tu as de l'argent, bien sûr !) placardées pour réconforter et renforcer cette idée de supériorité qu'a celui qui possède (la bonne voiture, le bon parfum, la bonne carte de crédit, la bonne couleur ...)
Parce que nos fresques et celles d'autres graffeurs réclament justice sur les idées, sur les actions extrêmes et destructrices de l'universalité de l'homme. Vous nous considérez avant même de lire, d'écouter, comme des ennemis parce que nous n'avançons pas avec l'envie de s'en faire !!! mais avec le coeur qui nourrit notre esprit et vous fait partager nos pulsions d'humeur, nos identités mélangées. Que ceux qui sont possédés par ce mot "race" et ceux qui sont tentés de l'utiliser, puissent lire la définition et réfléchir à son pouvoir de destruction chez l'homme !
Race : n.f. - catégorie de classement biologique et de hiérarchisation des divers groupes humains, scientifiquement aberrante, dont l'emploi est au fondement des divers racismes et de leurs pratiques, subdivision de l'espèce humaine en Jaunes, Noirs et Blancs selon le critère apparent de la couleur de la peau...
Nous vous proposons pour faire avancer cette idée, que tous les Hommes ont une histoire commune à partager, car l'origine nous la connaissons, nous sommes tous frères, colorés de cultures, de pensées, de foi(s) diverse(s), qui ne sont pas sources de divisions, quand on se considère être de la même famille !!!. Ne nous lisez pas pour vous convaincre à nous haïr, cherchant les fautes, car oui nous en faisons, mais développez et enrichissez-vous des rencontres et partageons nos racines !
Vous aussi, vous voulez compléter les sources d'informations sur les cultures et disciplines artistiques présentées dans cette rubrique, et les faire partager au plus grand nombre, alors n'hésitez pas à nous en faire part de façon réfléchie !