Cette technique, peu facile à maîtriser d’une manière convenable de par l’importance des mesures géométriques à respecter, est cependant rapide à exécuter, car un fond autour du lettrage n’est pas requis pour le mettre en évidence. Le “block style” est très visible de par ses grosses lettres lisibles par tous.
Extrait rubrique documentation ...
Un phénomène de société entre art et dégradation ...
Dans le tag, il y a des aspects en opposition :
Les tagueurs veulent s’affirmer en tant que jeune créateur, cependant ils rejettent cette société qu’ils nomment “Babylone”.
Dans le groupe(1), l’autorité du leader est symbolique, fonctionnant avec des lois internes alors que dans la société, le pouvoir du chef est subie. Les tags se réalisent la nuit, en opposition au travail qui se réalise plutôt le jour. les tagueurs s’approprient des lieux qui deviennent privés pour eux, alors qu’ils sont publics ... Leur langage est inversé (le verlan), leur mode vestimentaire aussi (la casquette à l’envers) ...
Le graffiti est aussi un régulateur de la vie sociale. A notre époque moderne, les tags abondent dans les lieux où l’oppression sociale est la plus marquée, où la vitesse des flux (activités économiques), des communications (voies de circulation) est la plus saturée et génératrice de stress.
L’état psychologique du tagueur renvoie à l’état de la société elle-même qu’elle considère comme un marginal. Ce tagueur, délégué inconscient, ne fait que traduire le langage de la société.
L’ambivalence des pouvoirs publics à l’égard des tagueurs ne fait qu’ajouter à l’incompréhension généralisée et alimente ce phénomène de société : “La RATP par exemple n’hésitera pas à combattre farouchement le tag, alors que dans le même temps elle l’utilisera en 1984 dans sa campagne “graffiti-ticket” comme vecteurs de la modernité urbaine et de sa communication institutionnelle”(2).
“Le tag et le graffe” sont deux expressions artistiques à part entière.
Même si le graffe est une forme plus élaborée, le tag n’est pas un art mineur par rapport au graffe, puisque tout graffeur a d’abord été tagueur ; ils ont seulement des chemins et des buts différents.
Le tagueur doit taguer le plus possible, mais son style tient autant à la beauté de son travail qu’à sa production : la qualité en quantité !... Lire la suite de l'article >>
* Pour soutenir notre documentation, nous avons mis en place un lexique hip-hop, n'hésitez pas à le consulter ! voir "lexik hip hop"