Cette technique, peu facile à maîtriser d’une manière convenable de par l’importance des mesures géométriques à respecter, est cependant rapide à exécuter, car un fond autour du lettrage n’est pas requis pour le mettre en évidence. Le “block style” est très visible de par ses grosses lettres lisibles par tous.
Extrait rubrique documentation ...
Le graffe en Europe a créé de nouveaux styles. Avec le lettrage venu des Etats-Unis, le graffe va associer des personnages agressifs ou burlesques, des paysages, des couleurs. Le graffeur est le peintre de la rue !
Celui-ci trouve son inspiration, entre autres, à partir des bandes dessinées américaines (comics) ou françaises, japonaises (mangas) pour la réalisation de personnages de style figuratif.
Mais le graffe, c’est d’abord le lettrage et ses styles :
- le “block style”, premier style de lettrage inspiré du tag, aux grandes lettres carrées,
- le “throw up”, le “bubble style”, le “flop”, aux formes rondes, aux graphismes plus compliqués à réaliser,
A ces premiers styles de lettrages viennent s’ajouter le “dégradé”, la “3D”, le “out line” ou ligne extérieure, contour très marqué du lettrage, puis :
- le “semi-wild” et le “wild style” (styles sauvages) sont des styles plus élaborés encore, illisibles pour les non-initiés où flèches et lettres compliquées associent la typographie et la calligraphie japonaise ou arabe, par exemple.
Futura 2000 et Lee furent de ces premiers à importer le lettrage graffe des Etats-unis. En France Bando et Boxer sont des graffeurs de la première génération.
Le graffe c’est aussi la “fresque”, après le travail du lettrage s’ajoute la création du personnage (propre aux Européens) et la réalisation de la fresque où écriture, personnage, couleur, paysage se mélangent pour former un tableau gigantesque. Mode 2, Popay, Jeax ont été de ceux qui ont créé un style dans ce domaine.
Le “free style” ou style abstrait a été importé des Etats-unis par Jon en 1987, repris en France par les graffes de Lokiss, alliant couleurs et formes géométriques.
“Vandales ou artistes, les “writers”(1) n’en restent pas moins des créateurs porteurs d’une culture. S’il est considéré comme un art moderne, le graffiti ne fait qu’utiliser des techniques contemporaines, il est le prolongement d’une pratique ancestrale. Il y a seulement quelques milliers d’années des hommes préhistoriques peignaient ou gravaient sur les murs de Pompéï ou des grottes de Lascaux”(2).
Dans notre société évoluée, mais néanmoins violente, les cultures et le partage de ces cultures sont une solution pour la paix ! Le graffiti est plus que jamais un véritable outil d'expression, cependant il est encore loin d'être reconnu dans sa dimension artistique.
Dans leur film “GRAFFITI IFS” (3), les graffeurs CAZO et NOD (Artistes aérosol internationaux et membres fondateurs de l’association Espace Défis) défendent des idées humanistes et universelles, ils posent la question du devenir de l'humanité et de toutes ses richesses.
Le très fort message "Toute expression mérite d'être entendue" ! que proposent ces auteurs dans ce reportage documentaire, amène à réfléchir, à mieux connaître et comprendre la culture hip-hop et graffiti ; ils donnent des explications sur les techniques de graffiti et permettent surtout, de les rendre accessibles au plus grand nombre, initiés ou non.
“Ce film construit comme un documentaire se veut réaliste sur le hip hop et ses disciplines, pour cela nous avons recueilli des interviews qui se nourrissent de tous et qui témoignent de l'intensité de ce mouvement dans les messages et dans les techniques qu'il transmet et dans l'action qu'il génère. Des moments de vérité qui ne laisseront personne insensible, ni dans le doute, mais critique, pour une vraie prise de conscience sur ce qui doit être porteur de paix, pour plus de justice, ici et ailleurs.” CAZO
“Autour de cette réflexion “Toute expression mérite d'être entendue ... même la vôtre”, nous voulons partager notre mouvement qui fait du hip hop une culture universelle ! qui propose depuis très longtemps un esprit ouvert, libre et curieux ... c'est pour cela que tous les auteurs et ceux qui le soutiennent ont décidé de produire et de diffuser ce film indépendamment de tout monopole et industriel de la culture et de l’art ; pour plus de débats non élitistes, tenant compte de tous. Ce reportage amène des questions sur la place de l'artiste dans nos sociétés aujourd'hui, sur l'insertion du graffiti dans l'art contemporain, sur le phénomène de société qu'il suscite, sur sa valeur de “message”... NOD... Lire la suite de l'article >>
* Pour soutenir notre documentation, nous avons mis en place un lexique hip-hop, n'hésitez pas à le consulter ! voir "lexik hip hop"