Les tagueurs utilisent tout un arsenal de “caps” ou embouts (mot anglais signifiant capuchons) de bombes et de marqueurs pour réaliser leurs empreintes graphiques codifiées.
Extrait rubrique documentation ...
Le “graffiti” en France connaît de multiples techniques picturales, l’une d’entre elles “le pochoir” est exécutée, entre autres, par des peintres de rue “des graffiteurs pochoiristes”
Dans les années 80, elle consiste à peindre des figures (1) anonymes ou célèbres de différentes tailles jusqu’à la taille humaine en s’aidant du pochoir découpé dans un matériau plutôt rigide pour qu’il puisse être ré-utilisé (papier ou carton épais, métal, bois ...). Le choix du motif sera retenu soit à partir d’une photo, d’une revue, d’une affiche et sera détournée selon l’inspiration de l’auteur !
Les pochoiristes les plus connus en sont Blek, Ernest Pignon Ernest, Miss Tic, Epsylon, Jérome Mesnager, Marie Rouffet, Gérard Zlotykamien et la liste est longue d’artistes oeuvrant dans ce domaine ...
Si on se réfère à l’histoire, le pochoir est loin d’être une expression nouvelle, les traces remontent à la plus haute antiquité, symbolisées par des mains apposées sur les parois des cavernes de Patagonie par exemple ; par des mains dont les contours ont été soulignés par des pigments soufflés à la bouche ! ces représentations sont les ancêtres du graffiti que l’on connait depuis la fin du XXe siècle à Paris.
Depuis le pochoir a eu bien des utilités, marquer les caisses à munitions dans l’armée, décorer les murs ou les corniches par des frises chez les peintres italiens ; puis celui-ci est devenu un outil de propagande politique déposé de façon illégale et sauvage, remplaçant les affiches ... De nos jours, il décore aussi les vitrines des magasins et tient une large place dans la publicité ... Lire la suite de l'article >>
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